Le film-source comporte deux facettes qui opposent la création et la destruction.
Dès la première scène, le film porte sur l'enregistrement de la chanson The Bug du trio Low Bottom pour leur live-album "First Waves". On ne voit évoluer que certains membres du groupe en train de retravailler cette chanson symbolique du contexte de l'époque : le bug de l'an 2000, et ses peurs révolutionnaires symboliques ou sataniques.
On n'y voit ici que le début de l'évolution du groupe : Maitre J- est définitivement le leader du groupe, il entraîne les autres et les pousse même quelquefois au travail. Drummy-boy est pour sa part de plus en plus effacé (à cause de la drogue, et principalement de l'alcool) et éclipsé par Jim K-Way qui devient le deuxième homme du groupe.
Par conséquent on ne peut voir dans ce court extrait du film-source (les scènes de répétition ont été ici coupées) l'évolution de la chanson, les différentes options musicales ajoutées ou enlevées...du fait des dissensions apparues dans le groupe
Destruction par la révolution
La deuxième facette du film est constituée de plusieurs scènes absurdes montrant des scènes d'anarchie et de révolution, dans lesquels le réalisateur joue sur la provocation et filme par exemple des groupes , criant des discours de paix mais exécutant des jeunes hippies qui répondent par des slogans d'amour.
À un autre moment, un personnage de jeune femme répond aux journalistes qui la questionnent sur l'art et la révolution en ne disant que yes et no. La dernière scène du film montre Eve s'élevant sur une grue de caméraman au-dessus de la mer, avec un drapeau blanc, qui reprend en anglais un slogan de Mai 68 : « Sous les pavés la plage » devient « Under the bottom, the beach ».